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"Toutes nos passions se reflètent dans les étoiles" Victor Hugo.

Archives pour la catégorie "SAGESSES"

Kalama Sutta

Le 23 juin 2010 à 09:11 dans SAGESSES, 59 lectures

"Ne croyez pas sur la foi des traditions (...)

 Ne croyez pas une chose parce que beaucoup en parlent...

Ne croyez pas sur la foi des Sages des temps passés.

Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé pensant qu'un Dieu vous l'a inspiré.

Ne croyez rien sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres.

Après examen, croyez ce que vous-même aurez expérimenté et reconnu raisonnable qui sera conforme à votre bien et à celui des autres."

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Un peu de Lie Tseu (450 av J.C.), Le vrai classique du vide.

Le 31 mars 2009 à 16:43 dans SAGESSES, 171 lectures

Du passage ici-bas : "Les anciens appelaient les morts "ceux qui sont rentrés".

La chute d'eau : "K'ong tseu contemplait la chute d'eau de Liu-liang qui se précipitait d'une hauteur de trente jen. L'eau écumait sur une étendue de plusieurs lieues (et) il était impossible même pour (...) des poissons d'y nager. Soudain, il vit un homme qui nageait là ! Il crut qu'un chagrin l'incitait à rechercher la mort... aussi fit-il accourir ses disciples au bord du torrent pour repêcher cet homme. Cependant à quelques pas de là l'inconnu sortit de l'eau, (...) et il chantait en longeant la rive.

K'ong tseu (...) l'interpella : "la chute d'eau de Liu-lang se précipite d'une hauteur de trente jen et l'eau écume sur une étendue de trente li... (...) quand je vous ai aperçu dans l'eau j'ai cru qu'un chagrin intime vous avait fait vous précipiter dans la mort... (...) Puis vous êtes sorti, les cheveux épars, tout en chantonnant...(...) Puis-je vous demander s'il existe une méthode pour évoluer dans l'eau ?" 

 L'inconnu répondit : "Non ! Je n'ai pas de méthode. J'ai commencé puis j'ai fait des progrès ; la chose m'est devenue instinctive, maintenant elle m'est naturelle. Je m'offre au torbillon qui m'aspire tout entier et je ressors du gouffre écumant. Je suis (suivre) le Tao de l'eau et je fais rien par moi-même...C'est pourquoi je puis ainsi évoluer dans les flots..."

Le chemin de la victoire : Il y a dans le monde une voie toujours victorieuse et une voie qui ne l'est jamais. Celle qui est toujours victorieuse s'appelle douceur, l'autre, la voie qui ne vainc jamais : violence. Elles sont toutes les deux aisées à connaître mais l'homme les ignore. C'est pourquoi on disait dans la Haute Antiquité : les violents l'emportent sur ceux qui le sont moins qu'eux-mêmes ; la victoire des doux provient d'eux-mêmes. Les premiers sont en grand danger dès qu'ils rencontrent leur égal, les seconds ne connaissent aucun danger. (...) La violence vainc celui qui l'est moins que lui, mais quand il se heurte à qui lui ressemble, il lui faut se durcir (et) il y a risque de (fracture) ; la supériorité du doux étant en lui-même, il possède une puissance sans mesure.

Le coq de combat : Ki Sia-tseu dressait un coq de combat pour le Roi. Dix jours après le début du dressage le Roi s'enquit : "le coq est-il déjà bon pour le combat ?" Ki Siao-tseu répondit : "Pas encore, il est vaniteux et suffisant". Dix jours se passèrent, le Roi réitéra sa demande. Ki Sia-tseu de répondre : "Pas encore, il réagit à chaque ombre, à chaque bruit." Dix jours plus tard, de nouveau le Roi s'enquit :"toujours rien ?" "toujours rien." lui fut-il répondu... "Il a encore le regard trop irrité et un air triomphateur." Enfin, après dix autres jours, comme la demande se renouvelait Ki Siao-tseu déclara :"Il y est presque ! Quand d'autres coqs chantent cela ne fait aucune impression sur lui. En le regardant, on croirait voir un coq en bois. Sa force intérieure est parfaite."

Les autres coqs n'osaient s'approcher de lui, au contraire ils se détournaient et s'en allaient...

Chacun à sa place : "Une nature insatiable est comme un ver rongeur dans l'économie du monde."

Sur la mort : (...) Les homme en général n'aiment parler de la vie qu'en termes de plaisir et ils oublient son amertume. Ils savent que la vieillesse est décrépitude et ils oublient qu'elle apporte aussi la paix. Ils reconnaissent la tristesse de la mort et ils oublient qu'elle donne la paix."

Pas de privilégiés dans le monde des vivants : T'ien de Ts'i donnait un banquet dans la salle des Ancêtres. Mille invités y prirent part. Lorsqu'on apporta à table des poissons et des oies, il les considéra (et dit) : "Comme le Ciel est généreux envers les hommes. Il leur donne les cinq céréales. Pour leur usage, il fait naître les poissons et les oies..." Tous les hôtes approuvèrent bruyamment. Mais le fils du seigneur P'ao, âgé de 12 ans  (lui répondit) : "(...) Tous les êtres, dans le monde possèdent une vie de même qualité que la nôtre. Il n'y en a pas de nobles et de vils, mais certains surpassent d'autres par la taille, la ruse et la force et non parce que les uns seraient nés pour les autres. Ce que l'homme trouve comestible il le mange, mais (cela) n'a pas été crée à l'origine par le Ciel pour les hommes... Les moustiques provoquent sur notre peau des piqûres, les loups et les tigres nous dévorent. Cela ne signifie nullement que le Ciel a produit à l'origine l'homme et sa chair pour les moustiques, les loups et les tigres...

Il ne voyait que l'or... : A Ts'i vivait un homme d'une grande avidité pour l'or. Tôt le matin il mit ses vêtement, se coiffa et courut ensuite au marché. Il s'approcha de la table d'un changeur s'empara de l'or et s'enfuit ! L'agent de l'autorité qui l'arrêta le questionna : "Comment avez-vous pu saisir de l'or en public ?" L'autre répondit : "Lorsque je me suis emparé de l'or, je n'ai plus vus les hommes... je ne voyais que l'or..."

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